23/04/2020

Rassemblements de grands voiliers et de voiliers traditionnels : Que voir en 2020 ?



   Bon, c'est fini : rien à voir cette année à cause de ce maudit virus. Il y a plus dramatique que la suppression de tous les évènements nautiques : des gens qui meurent, des malades qui souffrent, des soignants qui galèrent, des responsables politiques qui n'ont pas de solutions... Il n'empêche que, côté loisirs en général, bon nombre d'amateurs vont être privés de leurs activités favorites et que les professionnels vont se retrouver sans revenus. Triste année 2020, et rien ne dit que ce sera fini en 2021 ! Bon courage à tous...

   Aux dernières nouvelles, les Régates Royales de Cannes (22 - 28 septembre) et les Voiles de Saint -Tropez (du 26 septembre au 2 octobre) sont maintenues, mais on ne sait pas encore dans quelles conditions le public pourra y assister... Attendons encore un peu, c'est dans plus de 4 mois...

01/09/2019

Naufrages, collisions et autres fortunes de mer

     Les naufrages, les fortunes de mer et autres catastrophes.
 

    Combien de voiliers  traditionnels et de  grands voiliers se sont perdus autrefois ? Lors des grandes découvertes, la plupart des bateaux ne revenaient pas ; Magellan, par exemple, était parti avec 5 bateaux et 237 hommes ; son second, Juan Sebastian de Elcano, ramena 1 seul bateau et 18 marins (quelques autres hommes, faits prisonniers en cours de route sont revenus plus tard. Au XIXème siècle et au début du XXème, de nombreux cap-horniers ne sont jamais revenus. Les pêcheurs, eux aussi, payaient un lourd tribut à la mer, aussi bien en pêche côtière qu'à la pêche à la morue (terre-neuvas, "islandais"), sans oublier les thoniers (207 morts, 28 bateaux perdus et près de 500 bateaux plus ou moins gravement avariés en une seule tempête en 1930).
     De nos jours, des prévisions météo à peu près fiables permettent d'éviter les zones les plus dangereuses ; les moyens de navigation modernes permettent de se situer de façon plus précise et d'éviter les dangers de la côte et les écueils ; le moteur permet de se dégager d'un danger vers lequel porte le courant, quand le vent est contraire et la puissance des voiles insuffisante au louvoyage.
   On appelle "fortune de mer" les ennuis qui peuvent arriver en navigation ou au mouillage (le mot fortune, à l'origine, ne désigne pas qu'un sort favorable : on parle aussi de mauvaise fortune, et c'est dans ce sens qu'il faut voir le mot dans le cas présent). Cela peut aller d'une casse de matériel  (notamment d'espars ou même de mâts : démâtages) à son naufrage : destruction totale du navire ou  engloutissement par les flots. Le bateau peut aussi s'échouer, avec plus ou moins de dégâts. C'est l'échouement, à ne pas confondre avec les échouages, lors desquels on laisse volontairement le bateau se poser doucement sur le fond, régulièrement ou non, à marée basse.
     Le bateau échoué peut parfois être déséchoué ; s'il y a des marées, on peut éventuellement compter sur une marée haute de fort coefficient; Dans une mer sans marées, c'est plus compliqué ; si le bateau est échoué dans le sable, on peut toujours tenter de creuser une fosse sous la coque... Quant à un bateau qui a coulé, on peut tenter un renflouement, si sa valeur marchande ou historique le justifie (comme on l'a fait en Suède pour le Vasa, plus de 350 ans après son naufrage.
     Au XXI ème siècle, des catastrophes peuvent encore survenir à des voiliers traditionnels, et même les navires modernes n'en sont pas à l'abri.
     Un navire peut en heurter un autre ; si les 2 bateaux font route on parle de collision. Si un bateau heurte un bateau au mouillage, ou amarré, ou un objet fixe (balise, jetée, ponton, etc), les anglo-saxons parlent plus précisément d'allision.
    C'est un accident de ce genre qui est survenu le 20 juin 2013, au large de Den Helder, au nord de la Hollande. Le Sedov a heurté une kogue allemande (sorte de caravelle), Lisa Von Lübeck, lors d'un rassemblement de voiliers. Le bateau allemand, en bois, était au mouillage ; il a évidemment plus souffert que le grand navire-école russe, son bout-dehors et son étrave ayant longuement frotté contre l'immense coque en acier. On ignore pourquoi le quatre-mâts n'a pu éviter la kogue, alors que la visibilité était excellente et que le plan d'eau était peu encombré. Voir la video. Le Kruzenshtern, lui, a percuté des bateaux militaires dansle port deReykjavik ; Là aussi plus de peur que de mal, mais ces grands voiliers semblent avoir du mal à se passer de remorqueur pour les manœuvres portuaires.
    Le trois-mâts allemand Alexander Von Humboldt l'a échappé belle lorsqu'il a été heurté sur l'arrière bâbord par un chalutier, le 20 août 2010. Malgré les coups de corne répétés du voilier-école, l'équipage du bateau de pêche n'a réagi qu'au dernier moment en faisant machine arrière toute : sur la video en lien, on voit un panache de fumée noire au moment même de l'abordage.(juste avant la collision, le chalutier naviguait à pleine vitesse et n'était pas en pêche). Heureusement, le vieux voilier est solide...
  Une collision avec un autre chalutier a provoqué une déchirure dans la coque du Belem, heureusement bien au-dessus de la flottaison : le Tethys, un chalutier sortant de Lorient, l'a heurté au large de l'île de Groix, alors qu'il naviguait à la voile, de nuit, le 1er octobre 2002 : voir article sur le site du Belem.
     Dans les 2 cas, comme dans beaucoup d'autres entre bateaux à moteur, c'est l'absence de veille à la passerelle qui est responsable. les patrons des 2 chalutiers ont été condamnés.
     Il arrive aussi que, lors de rassemblements nautiques, deux grands voiliers se frôlent et que leurs vergues se heurtent, comme cela a été le cas entre le Thor Heyerdahl et le Shabab Oman lors du départ de la tallships race 2010.

          Le 30 août 2019, on  a appris la disparition de la Reine de la mer, ketch de la région de Lorient, heureusement sans pertes humaines. Le naufrage a été provoqué par une entrée d'eau consécutive à la rupture de l'arbre d'hélice.
         Le 17 octobre 2017, La Belle Angèle, chasse-marée de Pont-Aven (lougre à 3 mâts) sortait de l'Aber-Wrac'h (Finistère nord) quand une vague l'a drossé contre les roches qui bordent le chenal, sur lesquelles il s'est échoué. Son skipper a été projeté à la mer et son corps a été retrouvé quelques heures plus tard. L'épave du bateau, dont le renflouement était impossible à cause de la forte houle, s'est disloquée en plusieurs parties qui ont dérivé le long de la côte, sur une dizaine de milles et a été retrouvée près du phare de Pontusval.
        Le 5 septembre 2015, le cotre à tapecul normand Marie-Madeleine s'est échoué sur un récif des îles Saint-Marcouf. Pas de pertes humaines, mais il a fallu procéder à des hélitreuillages ; le bateau a pu être déséchoué plus tard.
        Lors de l'été 2013, c'était la série noire : 4 naufrages de voiliers-école ont eu lieu : 
    Le 9 août 2013, un brick-goélette allemand, Falado von Rhodos (23 m de longueur de coque) a sombré dans un coup de vent près des côtes islandaises. Les vagues atteignaient 12 m. L'équipage et les stagiaires ont, heureusement été sauvés. 
     Le même jour, The blue Sirius, un voilier estonien construit en Norvège en 1907, a dû être évacué à la suite d'une grosse voie d'eau ; à demi-submergé et en fâcheuse position, il a fini par être récupéré et navigue à nouveau.
     Le 24 juillet 2013 (le même jour que le dramatique accident ferroviaire de Saint-Jacques de Compostelle) le brick néerlandais Astrid s'est échoué sur les rochers près du port de Kinsale, près de Cork, en Irlande. L'équipage est heureusement sain et sauf, mais le navire a finalement été détruit.
    Le 11 juillet, le ketch norvégien Wyvern af Aalesund (un "Colin Archer" de1897) a coulé pendant une étape de la tallships race, en mer Baltique, près des côtes suédoises ; l'équipage a été sauvé, mais un mécanicien du Wylde swan , resté prisonnier du bateau au cours des opérations de sauvetage est décédé. Le renflouement de ce voilier historique est maintenant réalisé et le bateau devrait être réparé, après expertise. 
     Une année noire pour les voiliers traditionnels, et un autre naufrage s'est produit sur l'île Maurice en février. La goélette Isla Mauritia, peut-être le plus vieux voilier existant (lancé  à Majorque en 1852) a cassé son mouillage lors d'un cyclone tropical. Il s'est sur le rivage échoué et est depuis en bien fâcheuse position. On ne sait pas encore s'il pourra être renfloué. Après Maria-Asumpta et Tho-Pa-Ga (voir ci-dessous) c'est une dernières goélette majorquines (encore appelées pailebots) qui risque fort de disparaître.
   
      Un autre  naufrage récent s'est soldé par la mort de 2 marins et la disparition totale du navire  : c'est celui du HMS Bounty, trois-mâts américain construit en 1960 pour le film "Les révoltés du Bounty".  Cette catastrophe a eu lieu le 29 octobre 2012 en bordure de l'ouragan Sandy (qui a été également meurtrier et dévastateur à terre). 
      En 2012, la goélette à hunier Jacob Meindert a démâté en mer du nord, sans faire de victimes ; mais les dégâts étaient impressionnants.
      Fin mai 2010, un drakkar, Vinland, a chaviré alors qu'il revenait à son port d'attache, Canet en Roussillon, après avoir participé à un rassemblement de voiliers traditionnels à Sète. La vedette de sauvetage a récupéré les trois équipiers, mais l'épave n'a pu être remorquée et a disparu. 
      Un  naufrage sans victimes est celui du trois-mâts goélette Concordia, en février 2010, au large de Rio de Janeiro, par chavirage dans un grain violent. Ce navire de 57 m de long hors-tout. n'avait que 18 ans. C'est également un fort coup de vent qui a provoqué le démâtage, en octobre 2010, du brick polonais Fryderyk Chopin. Pas de victimes, là non plus et le bateau  pu être remorqué en Angleterre.  Comme quoi, il est préférable que le gréement cède dans ces conditions ! Tout marin redoute ce genre de problème ; mais cela doit être encore plus impressionnant, pour des jeunes à peine amarinés, dont c'est souvent la première croisière, de se retrouver sur un navire en perdition ....
       En ce qui concerne le Concordia,  tout le monde a entendu parler (et quasiment suivi en direct) de la catastrophe du grand paquebot qui portait le même nom et était armé par Costa croisières. Ce naufrage (le soir du vendredi 13 janvier 2011), du apparemment à une grossière erreur de navigation, a fait 30 morts.  2 ans d'écart entre les 2 naufrages ; le beau nom de Concordia serait-il donc maudit  ? (rappelons aussi le dramatique accident de l'avion supersonique Concorde).
     En mai 2014, le brick Unicorn a coulé lors d'un "bizarre accident" dont je ne connais pas les circonstances. Ce voilier, datant de 1948, avait servi au tournage des films "Pirates des Caraïbes". L'équipage a été sauvé.
      Le naufrage du brick-goélette Asgard II, qui a coulé pour une raison indéterminée en septembre 2008. Le voilier-école irlandais se rendait de Douarnenez à La Rochelle pour le Grand Pavois. Toutes les personnes qui étaient à bord ont, également été sauvées. Les propriétaires ont renoncé au renflouement, qui aurait été trop onéreux.
      En 1995, le brick Maria-Asumpta, qui était le plus vieux voilier en état de naviguer dans le Monde, s'est désintégré en quelques minutes après s'être échoué sur les rochers de la côte de Cornouailles, en rentrant au port de Padstow.  Un courant portait le navire, encalminé, vers les rochers ; le moteur a refusé de démarrer et il était trop tard pour tenter une réparation. Le naufrage a fait 3 victimes sur les 15 marins à bord. Le propriétaire et commandant, Mark Litchfield, a été condamné à de la prison pour ce drame.
    Deux autres grands voiliers ont fait naufrage dans les années 1980 : le premier Pride of Baltimore (goélette à deux mâts) et le Marques, petit trois-mâts barque construit en 1917. Les 2 navires ont été pris dans de grains très localisés et extrêmement violents, dans les parages des Bermudes (Ah, le fameux triangle...). Coïncidence étrange ou malchance, le Marques était une ancienne goélette majorquine (très modifiée) comme Maria-Asumpta et ses propriétaires étaient déjà Mark Litchfied et Robin Cecil Wright.
     Un autre grand voilier comparable, construit en 1924, la goélette Thö Pa Ga, a coulé dans le Golfe de Gascogne en juillet 2008. Il se rendait aux fêtes de Brest. Tous les équipiers ont heureusement été sauvés.
     En ce qui concerne les très grands voiliers, il faut rappeler le tragique naufrage du 4-mâts Pamir. Ce grand navire, qui ressemblait au Kruzenshtern, a été pris dans un ouragan au sud des Açores, le 21 septembre 1957. C'était un voilier-école, un des deniers à transporte aussi des marchandises (céréales). Sur les 86 personnes à bord, dont 52 élèves, on ne retrouva que 6 rescapés, dont seulement 2 cadets. Les moyens de repérage et de sauvetage en pleine mer étaient encore très limités à cette époque ; les embarcations de sauvetage du bord  étaient des chaloupes en bois, peu fiables par très gros temps. C'est à partir de cette époque que la sécurité est devenue une préoccupation absolue : recherche par des avions, sauvetage par des hélicoptères et des navires de sauvetage tous temps (insubmersibles et autoredressables), embarcations de survie pneumatiques, gilets et vêtements de survie de plus en plus sophistiqués...). 

  En 2012, la goélette à hunier Jacob Meindert a démâté en mer du Nord, sans faire de victimes ; mais les dégâts étaient impressionnants.

   Le 30 juillet 2009, un incendie a détruit le galion Prinz Willim, dans son bassin du port de Den Helder, au nord de la Hollande. La réparation, ou plutôt reconstruction, sera très coûteuse si elle est possible. Un autre incendie a ravagé le Cutty Sark, clipper anglais pieusement conservé à Greenwich (quartier de Londres. Les dégâts sont aujourd'hui réparés et on peut à nouveau visiter cette merveille.
     Un bateau peut aussi tomber d'une grue, lors d'une erreur de manutention ou d'une rupture mécanique : c'est arrivé à Esterel au mois de septembre 2012, en Italie. C'est rare, mais il a fallu que cela arrive à un bateau classé monument historique ...

    Il peut arriver aussi que tout aille mal sur un navire et que cela se termine à peu près bien : fin mars 2013, l'ancienne goélette à trois mâts Frya, renommée La Licorne, est tombée en panne de moteur, de batterie, de barre, etc... Les 2 voiles qui étaient hissées, la grand-voile et un foc, se sont déchirées par 25 nœuds de vent. L'équipage, qui avait embarqué des stagiaires, a dû appeler le CROSS ; la  vedette de la SNSM de Ouistreham a remorqué le navire jusqu'à ce  port sans dégâts supplémentaires. Le bateau, laissé à l'abandon à Paimpol pendant des années, avait été remis en état à Cherbourg : trop sommairement, apparemment......


       Ceci étant, et malgré la série noire de 2013 (qui a été bien pire dans le transport ferroviaire !), inutile de craindre une croisière sur voilier traditionnel : il y a eu moins de victimes en 30 ans sur ces voiliers que lors de la seule catastrophe du Costa Concordia et aucun moyen de transport  terrestre, aérien ou maritime n'est sûr à 100 %.
          

27/05/2019

Grands Voiliers et Voiliers traditionnels : Vu en 2019

  L'Hermione et le Belem ont participé à l'Armada  de Rouen, du jeudi 6 juin au dimanche dimanche 18 juin et s'est terminée par la parade durant laquelle  les bateaux ont descendu la Seine vers Honfleur et la Manche . des images à venir prochainement :

l'Armada 2013

        Une trentaine de grands voiliers participait à l'Armada: https://www.armada.org/navires/.

      En cliquant sur le nom du bateau (en violet et souligné), vous ouvrirez sa fiche dans Tradboats :

 Les Français : L'Hermione (frégate) ;  Belem (3 mâts barque) ; Étoile du Roy (frégate),  Le Français (3 mâts barque) ; Marité (3 mâts goélette) : Belle Poule et Étoile (goélettes à hunier) La Recouvrance (goélette à hunier) ; Mutin (dundée de la Marine nationale) ; Charles-Marie (dundée) ; La Nébuleuse (dundée thonier), quant à elle, s'est amarrée à Duclair, avant de rejoindre la grande parade.

 Les Néerlandais : Europa (3 mâts barque) ; Gulden Leeuw (3 mâts goélette) ; ,Oosterschelde (goélette à 3 mâts, à huniers) ;  Thalassa (3 mâts goélette) ; Loth Lörien (3 mâts goélette) ; Atlantis (3 mâts goélette) ; Eendracht (goélette à 3 mâts) ; Wylde Swan (goélette à hunier) ;  JR Tolkien (goélette à hunier) ; Urania (goélette bermudienne)

  Les Russes : Sedov (4 mâts barque) ; Kruzenshtern (4 mâts barque) ; Mir (3 mâts carré) ; Shtandart (frégate)

  Les Espagnols : El Galeon de Andalucia (galion) ; Atyla (goélette)

  Le Britannique  Tenacious (3 mâts barque)

  Le Portugais  Santa Maria Manuela (goélette à 4 mâts)

  L'Américain (USA)  Eagle (3 mâts barque)

  Le Brésilien  Cisne Branco (3 mâts carré)

  Le Mexicain Cuauthemoc (3 mâts barque)

  L'Omanais Shabab Oman II (3 Mâts carré)
    

   En Bretagne, la Semaine du Golfe du Morbihan revient chaque année impaire la semaine de l'Ascension ; donc, cette année, du lundi 27 mai au samedi 1er juin. Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ce festival "éclaté" est devenu en moins de 2 décennies un des plus spectaculaires de France. Il se produit entre le Golfe du Morbihan (petite mer, en breton : plus une rade qu'un golfe) et la Mor vraz (grande mer) elle même en partie isolée et protégée de l'Océan par la presqu'île de Quiberon, Belle-Île, les îles d'Houat et d'Hoedic et  de nombreux îlots et rochers. Chaque jour les bateaux sortent du Golfe avec les courants (qui atteignent plusieurs nœuds) et rentrent à marée montante. Ces déplacements sont plus spectaculaires le lundi (petite parade d'ouverture) et le samedi (grande parade de clôture). La plupart des grands bateaux sont amarrés ou mouillent la nuit au même endroit, mais les flottilles de petits bateaux s'installent chaque nuit dans un abri différents. Les principaux ports et abris sont Vannes, bien sûr, Saint-Goustan (port d'Auray), le Bono, Port-Navalo, Larmor-Baden, le secteur autour de la pointe nord de l'île aux Moines, de Port-Blanc à Arradon, l'île d'Arz, Port-Anna en Séné, Le Logeo, Locmariaquer, etc....
Semaine du Golfe 2017 : mouillage de l'île aux Moines le soir


     Parmi les bateaux les plus notables qui y ont participé :

          Le trois-mâts barque  Le Français, de Saint-Malo.

          Les frégates Étoile du Roy, de Saint-Malo et Shtandart (Russie)

          Le trois-mâts goélette  Marité, de Granville
.
          La goélette à trois-mâts à huniers Oosterschelde (NL).
      
          Les bricks Morgenster (NL) et Phoenix (GB).

      La bisquine La Cancalaise (Cancale), le lougre à 3 mâts Corentin (Quimper-Concarneau), le lougre anglais à 3 mâts Roanna (Yealm river)  

       Les goélettes La Recouvrance (Brest), Atyla (Espagne), Hermine (Brest), Diva, Gerbier de Joncs, La Gaillarde (La Rochelle)

        Les ketchs Iris (NL), Skeaf (Douarnenez) White Dolphin (Brest), Eva Kristina (réplique de Colin Archer néerlandais),

         Les dundées Notre-Dame de Rumengol (Brest), Notre-Dame des Flots (La Rochelle) Étoile Molène (Saint-Malo) Biche (Groix-Lorient), Lys noir (Granville), Nébuleuse  (Paimpol-Camaret), Belle Étoile (Camaret), Arawak (Bordeaux), André-Yvette (Lorient-Locmiquélic), Martroger (Noirmoutier), Bro Warok (Lorient-Gâvres), Profites-en (Concarneau), Charles-Marie (Granville), Leenan head (Douarnenez), Sav heol (Brest), Madelynn (La Trinité), Gwened, Tin (Douarnenez), Gwalarn (Pornic)

           Les yawls à corne La Grande Hermine (Brest, Marine nationale), Eva Christina

           Les lougres anglais à 2 mâts Barnabas (St Ives), Ripple (Newlyn)

        Le forban du Bono  Notre-Dame de Bequerel, les sinagos  Joli Vent Les Trois FrèresMab er Guip, Ma Préférée, les chaloupes Jeanne J, Belle de Vilaine, Poulligwenn (Le Pouliguen), Amzer Vrao (La Rochelle), Ameriketakik (trainière basque, Pasaia), La Vieille Dame, Xenus, San Andres y Animas (Pays basque)

          Les tjalks néerlandais De Vrouve Cornelia  (Nort sur Erdre), Het Leven (St Nazaire), Korriganez (Hennebont)

           Le cotre à corne et hunier Le Renard (Saint-Malo)

          Les cotres et sloups à corne :
            Plus de 9 mètres (longueur de coque) Lola of Skagen (St Denis d'Oléron), Marie-Fernand (Le Havre), Saint-Michel II (Nantes)n  Krog e Barz (Port-Navalo), Pen Duick (Lorient),  Coppelia (bateau ostréicole charentais), Corbeau des mers (Vannes), Amzer zo (Morlaix),   Marche Avec (Concarneau), , Loch Monna (Logonna-Daoulas), Indomptable (Auray), Zoé (La Roche Bernard), Kurun (Le Croisic), Gullmarn (Bénodet), Bételgeuse (Vannes), Unity of Lynn (Auray), Angelina (Le Pouliguen), Clapotis (sloup baliseur, Boyardville), Fiddler's green (Ile aux Moines), Babar (Noirmoutier), Emjo (Marennes), Grand Norven (Piriac),  Fleur des eaux (Marennes), Hope (St Gilles-Croix de Vie), Père Gabriel, (sloup ostréicole, La Flotte en Ré),  Enez Koalen (Paimpol)
          Moins de 9 m : Maita (yacht, Port-Blanc en Baden), Seagull (yacht, Brest), Saint-Gildas (Pornic), Le Grand Bleu (Camaret),  Holl Avel (Bénodet), Tykewoop (St Nazaire), Père Daniel (Sarzeau, le Logeo),  Jan Blank (Pays-Bas), Jonas, Karrek hir (sloup goémonier, Plouguerneau), Kleine Jagger (Pays-Bas), Morvran (Lorient), , Amphitrite (Nantes),   Eog (Mesquer, Morbihan), Pilikant (Nantes), Mael-Morgann (La Roche-Bernard), Yann Gwenn (Fouesnant), Reder mor VI (Vannes), Sassaroz (Auray),  Amzer mat (Auray), Deux Frères (barquette méditerranéenne gréée à corne), Patmos (St Brieuc), Winona (Auray), Ar Morvran (canot breton), Blue star (yacht hollandais), Bonne Espérance (cotre de Carantec), Clarans (cotre des pertuis charentais), Mab Maul, Conleau, Limil, Linotte, Paydret, Pêcheur d'Islande, Pen Eke (Séné), Toulkeun (Locmariaquer), Pina (Pays-Bas), Rudhak (Locmariaquer), Pourquoi pas (la Trinité), Soizic (Ste Marine), Steredenn vor (Mesquer), Ukulélé (St Armel), Tysnes (voile à livarde, Brest), Valhalla (Belgique), Vol de nuit (Cherbourg), Virago (Angleterre)

            Les misainiers  Rigolo (Doëlan), La Barbinasse (Ile Tudy),  Youen (Le Logeo) 
            
            Les sloups houari Vétille (Sucé sur Erdre), Sterenn (Lanester)

              Les bateaux viking à voile carrée  Snorre (St Nazaire), Yacknarz'h (Auray)

             Les bateaux à voiles latines : Catalina (Cagnes), Flaminda (Serre-Ponçon),            La Bonne Mère (Marseille L'Estaque)

            Les goélettes marconi Joshua (La Rochelle) , Red Pearl (Lorient),

            Les yawls marconi   WhiKanthaka (Lorient), Thalamus  (La Rochelle), Dauphin Vert (La Rochelle), Lucretia (Pasaia, ESP), Gerfaut III (Douarnenez), Ciris (Dartmouth, GB), Tumbelina (Brest)

            Les cotres et sloops marconi   Hispania IV (rivière d'Auray), Silk, Siris, Nedda, Pilen, Saba (la Rochelle), Piccanin (Benodet), Just Rayona (Dunkerque), Kanthaka (Lorient),  Chrisando, Pangur Ban, Papa Pélican, Sinbad (La Rochelle), Kraken II (Le Crouesty), Gerfaut, Nérée,  Cla.an.go, Saïda (Port-Louis), Scarlett O'Hara, Sir Hocco, Croc Sophelis (Les Sables d'Olonne), Galatée, La Blanche Hermine (Pont-Aven), Tumbelina, Tikaroa (Pornic), Lord Jim,  Marguerite ( Port-Louis), Ar Goell,  Naïade, Agramant II, Are Miti, Cabrette, Butterfly, Capella, Spankaert (Pays-bas), Sterenn (Loctudy), Yrou 2,  Tidenstolch (Allemagne)

             De nombreux bateaux de série : Guépards (plates du golfe) Cormorans,Olonnois,  cotres de Carantec, cotres des Glénan,  Belougas, Requins, Muscadets, Mousquetaires, DC20, Beniguet, Maraudeurs, plans Cornu, folkboats, Cornish crabbers, Drascombe, Xenus, canots voiles-avirons, yoles de mer,  grandes yoles de Bantry, Loups de mer, Vauriens, Abers, gazelles des Sables, etc...

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L'Hermione a commencé sa navigation 2019 et est passée à Cherbourg du 4 au 8 mai, puis à Dieppe du 10 au 13 mai, et Ouistreham du 14 au 17 mai ; elle a contourné à nouveau la Bretagne : elle  a longé la côte du Finistère sud et du Morbihan avant de participer à  Débord de Loire, programmé du 23 au 26 mai.
     Elle y était rejointe par le Belem, coutumier de ce genre d'évènement puisqu'il sera à son port d'attache. Auparavant, les bateaux maritimes sont arrivés à Saint-Nazaire le jeudi, ont fait une sortie en mer le vendredi puis  ont remonté la Loire le samedi en fin d'après-midi ; tandis que les bateaux fluviaux ont descendu la Loire pour faire demi-tour à la rencontre des précédents.  Voici une liste des autres bateaux qui y ont participé  :

       André-Yvette (Gabare gréée en Dundée),  Biche thonier de Groix), Clapotis (baliseur charentais gréé en cotre), Corentin (lougre de Quimper), Cosa Ostra (sloop ostréicole), Grand Norven (sloup de pêche de Piriac), Hope (sloup de pêche de Pornic), Jeanne J (chaloupe de Noirmoutier), Joshua (ancien bateau de Moitessier), La Juste (toue de Loire), Marie-Fernand (cotre pilote du Havre), Belle Poule (goélette de la Marine nationale ; n'est pas allée à Nantes),  Martroger (baliseur de Noirmoutier gréé en ketch), Nooit Voolmaakt (tjalk), Reine de Cordemais (canot bas-indrais), Saint Michel II (cotre aurique),  Va pas trop vite (cotre de la baie de Bourgneuf), Vétille (yacht nantais de régate).















07/12/2018

Grands voiliers et voiliers traditionnels : ça s'est passé en 2018.


   L'arrivée de la tallships race à Bordeaux a eu lieu du 14 au 17 juin (dans le cadre de Bordeaux fête le vin).
   Auparavant, L'Hermione a fait une escale, avec arrivée le dimanche 10 juin en soirée et un départ le 14.  Elle était de retour le 17 juin à Rochefort.

L'Hermione sous voiles
L'Hermione à Bordeaux en 2014

   Parmi les voiliers de la course, en provenance de Liverpool, via  Dublin, on citera les voiliers de la classe A (grands voiliers à 2 mâts et plus, portant des voiles carrées) 

   En cliquant sur le nom du bateau, vous pouvez trouver sa fiche détaillée : 

Belem (trois-mâts école français, Nantes)
El Galeon (galion espagnol, Séville)

Étoile du Roy (frégate française, St Malo)
 Kaskelot (trois-mâts anglais)  

Kruzenshtern (quatre-mâts barque russe, ancien cap-hornier)
 
 Morgenster (brick hollandais)
 
Royal Helena (trois-mâts goélette école bulgare)

Tarangini (trois-mâts barque école).
 
   
   Parmi les voiliers de la classe B, à voiles auriques et éventuellement hunier carré :
 Arawak
 Atyla

 Belle Poule

 Boa esperança

 Gallant
 
Étoile Molène
La Malouine
 
   D'autres voiliers à voiles carrées ou auriques feront également escale sur la Garonne à cette occasion : 

 El Galeon (galion espagnol, Séville)

 Argo (cotre sardinier d'Arcachon) 

 Biche (dundée thonier de Groix)
 

 Fly (smack de l'Essex de 1842, Arcachon),

 Mehala (cotre de 1888)

 Minahouet (dundée de Pont-Aven)
 Nébuleuse (dundée thonier de Paimpol)
 Le Renard (cotre corsaire de Saint-Malo)
 Old poppa
 Sinbad (goélette de Bordeaux),
 Vera cruz (caravelle)

   Il y avait également des voiliers marconi, tels Pen Duick II et Pen Duick IV, Hosanna, Juan de Langara.
  
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   Escale à Sète a eu lieu du 27 mars au 2 avril, avec notamment la venue de L'Hermione. Les autres grands bateaux présents étaient Kruzenshtern, Shtandart, La Grace, Santa Eulalia, et Andalucia (El Galeon). Nao Victoria (qui était prévue) était absente. Il y  avait également plusieurs bateaux de taille moyenne, dont la goélette Don Silvano, la goélette italienne Oloferne et plusieurs ketchs et dundées dont  le Mutin, le Don du Vent, le Vieux Crabe, l'Antarès, etc). Sans oublier bien sûr plusieurs voiliers méditerranéens à voiles latines (dont la tartane, gréée en cotre, La Flâneuse).
Le Kruzenshtern (Brest 2016)
le Shtandart (grandes voiles du Havre 2017)
La Grace (semaine du golfe du Morbihan, mai 2017)
Santa Eulalia (Toulon 2013)

Don Silvano (semaine du Golfe du Morbihan 2017)
le Mutin, voilier école de la Marine Nationale (Brest 2016)

    Après Escale à Sète, L'Hermione a fait escale à Toulon du 5 au 9 avril, passe à Marseille (12 - 16 avril), Monaco (20 -22 avril), Port-Vendres (27 - 29 avril) et Bordeaux (11 au 13 juin), après avoir contourné la péninsule ibérique (Portimao : 8-10 mai, Pasaia (à partir du 18 mai). Sa croisière s'achèvera par le retour à Rochefort, le 16 juin.
L'Hermione dans son bassin, à Rochefort
 
    En Bretagne,   Vilaine en fête a eu lieu du 7 au 13 mai, La Morue en fête à Binic du 10 au 13 mai. la belle plaisance à Bénodet le week-end du 22 juin, les vieilles coques de Concarneau le 7 juillet, la fête des Vieux Gréments de Paimpol du 10 au 12 août, le festival de la Voile de l'ïle aux Moines du 13 au 15 août,  et bien d'autres  encore...
     A venir, en plus de Temps fête DZ, la fête des Vieux Gréments de Paimpol du 10 au 12 août, le festival de la Voile de l'ïle aux Moines du 13 au 15 août,  et bien d'autres  encore...
Vilaine en Fête 2016 : balade fluviale.
   En Vendée, les régates du Bois de la Chaise ont eu lieu du 10 au 12 août.

  Dans le Pas de Calais, escale à Calais a eu lieu du 18 au 21 mai, avec notamment la présence de El GaleonShtandart, Morgenster, Iris, Atyla, etc.
   
  En Méditerranée, les Voiles d'Antibes se sont déroulées du 30 mai au 3 juin ; Les voiles classiques de Sanary les 25 et 26 août ; les régates royales de Cannes  du 20 au 29 septembre, et les voiles de St Tropez du 29 septembre au 7 octobre.

    2019 sera l'année de l'Armada de Rouen, qui se sera fait attendre puisque 6 ans se seront passés depuis la précédente édition. Elle se déroulera du jeudi 6 juin au dimanche 16 juin (jour de la grande parade).
     
     Les dates des fêtes maritimes de Brest sont désormais connues : du 10 au 16 juillet 2020.
 
     Bientôt, l'annonce des autres évènements qui pourront vous intéresser. Chers lecteurs, si vous avez des informations pouvant aider à remplir cette page, merci de votre aide.